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is a multidiffusion program which is broadcasted on 11 french and
1 belgian stations !
Pour
son vingtième album, notre poly-instrumentiste allemand
a choisi d’articuler une fois encore son propos autour
de deux nouveaux instruments rares : l’un originaire du
Laos, le raj nplaim, et l’autre du Japon, le nohkam. Deux
flûtes de bambou ancestrales que l’ermite majorquais
ajuste avec bonheur à son chant saisissant, enregistré
ici selon la technique multipiste, visant à restituer
un effet polyphonique.
Dans
cette oeuvre, aux tonalités plus tristes que la précédente
« Snow », Micus ne déroge
certes pas aux canons de son art. Mais il y ciselle dix pièces
intimes et apaisées, dont la richesse harmonique sublime
divinement l’âme des instruments rassemblés.
Dix ôdes naturalistes aux cordes et aux vents oubliés,
dix pièces intemporelles susceptibles de nous élever
dans des sphères méditatives à la douceur
rayonnante. Sans percussions ni amplification, le bavarois d’origine
réussit à emplir l’espace sonore d’une
poésie acoustique toute à la fois frêle
et profonde. Une prouesse qu’il accomplit tant avec sa
flûte laossiennes démultipliée sur six pistes
qu’avec son chant immaculé portant la marque de
la liturgie orthodoxe. Ou encore avec sa cithare bavaroise produisant
une rythmique bourdonnante, ou via son kalimba, un piano à
pouce, apportant une touche africaine très délicate,
couplé ici à sa fameuse flûte shakuhachi.
Au total, Micus délivre un album à l’élégance
rare. Un travail d’essence onirique dont l’épaisseur
artistique se dessine clairement au fil d’écoutes
répétées.
En
véritable alchimiste des sons virtuels et réels
, ce duo américano-nippon nous offre une collection de
paysages musicaux délicieusement polymorphes. Aussi, divers
enregistrements réalisés lors de voyages personnels
servent de base au travail de Yui Onodera et
Celer (des sons d'oiseaux migrateurs à
ceux d’un brise-glace sur un lac gelé en passant
par les tintements de cloches d'un temple ). De sensibilité
planante, la musique du duo ondule sur des trames envoutantes
et mystérieuses évoquant un monde sonore parfois
hallucinant. Une expérience qui se distingue par ses inflexions
acousmatique autant que par ses connotations... "imaginogènes".'
Avec «
Paradigm Flux », c’est le retour
d’un des pionniers de l’ambient dub que nous nous
devons de saluer. Piloté par un certain Paul Frankland,
Woob nous offre trois nouveaux titres au caractère
complexe, imprévisible et délicieusement vicieux.
Processeurs électroniques, field recording et instruments
organiques, tels que le violon ou guitare, se rejoignent ici pour
distiller une potion sonore toujours aussi limpide et aérée.
Bref du Woob dans toute sa splendeur, mixant méticuleusement
electronica dansante, ambient naturaliste et musique filmique!
Entre
les mains de Baltazar Montanaro, fils du multi-instrumentiste
Miqueu Montanaro, le violon prend une dimension
nouvelle. Car le jeune provençal sait triturer son instrument
avec un culot et une inventivité hors-pair. En compagnie
du japonais Tadahiko Yokogawa, maître
en création musicale assistée par processeur,
Baltazar dépoussière le violon pour le faire renaître
aux limites de l’electronica sombre et de la musique contemporaine.
Tandis que le violon crée les mélodies et les
ambiances, l’ordinateur enregistre, traite et réorganise
la matière, en temps réel. Le tandem franco-japonais
peut-il aussi déployer sa science de l’improvisation
dans un contexte climatique teinté de poésie nomade.
Une aventure autant sensorielle qu’artistique - et humaine
- qui s’affirme comme une singulière rencontre
entre organique et électronique !
Pour son premier album,
cet artiste américain nous offre une collection de 8 pièces
paysagistes incrustées de bruits mystérieux et autres
signaux subliminaux. Sur fond de lumières opaques, Fischer
réalise un subtil panachage de textures brumeuses et de
mélodies chaudes, reflétant sa passion pour le ciel,
la mer et les paysages côtiers. Une production aux courbes
impressionnistes fines, pouvant convoquer synthé analogiques,
cloches ou accordéon. Production qui trouve le moyen terme
idéal entre field recording, ambient lo-fi et electronica
introspective.
Solénopole
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